Les Enfoirés : une académie de stars au Zénith
Une cinquantaine d'artistes participent aux 7 soirées à géométrie variable, se prêtent à un registre inattendu, des duos, se déguisent... Impressions sur site.
Michael Jones. « Les Enfoirés, il y a 18 ans, c'était un match de foot à la Courneuve auquel j'avais participé. La première tournée, un concert confidentiel sans décor à six artistes... Coluche n'aurait sûrement pas cru que ça devienne, un jour, un événement de cette taille... Il pensait ce qu'on espérait tous : qu'un jour, on n'aurait plus besoin de le faire. Si c'est du coup le même esprit Coluche aujourd'hui ? C'est devenu l'esprit des Enfoirés mais avec un même but : amasser un maximum d'argent pour faire manger un maximum de personnes. Et leur rendre leur dignité. »
Jennifer. « Pour moi, c'est un devoir d'aider les autres. C'est dans mon éducation. Cette cause me touche particulièrement. Petite, j'allais avec ma mère servir la soupe du coeur à Pasteur, un quartier modeste de Nice. Elle organisait aussi un spectacle pour les bénévoles et les usagers des Restos du coeur. Je mettais ma petite touche et j'y chantais ! »
MC Solar. « La plupart, on est là pendant dix jours. Mais c'est quoi une semaine sur 52 pour du partage ? En plus de la noble cause, il se crée des liens entre artistes. Ça nous donne aussi, à nous, un peu d'humanité. Je vais chanter sur « Le pont de Nantes » ! C'est rigolo ces contre-rôles et les déguisements. On sort de notre personnage. »
Laam. On connaît les chansons qu'on va interpréter une semaine avant... mais tout peut changer en arrivant. Là par exemple, je vais remplacer Natasha Saint-Pier. Je l'ai su hier ! J'attends avec impatience le tableau où on fait « I love rock'n roll » avec Lorie, Jennifer, Karen Mulder... Les Enfoirés, j'ai grandi avec. C'est un rêve d'enfant. Après six ans de participation, je suis encore impressionnée de me retrouver face à des gens comme Goldman, Cabrel... »
Propos recueillis par Véronique ESCOLANO.